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L'Uniterrsaliste Andromede60

Décroissance : Repoussoir ou Utopie réaliste ?

11 Août 2012 , Rédigé par Andromede Publié dans #Economie Actuelle

 

Decroissance.jpg

 

2. La Décroissance : mais c'est quoi ce mot repoussoir ? from Décroissance - Degrowth on Vimeo.

 

Entretien avec Vincent Liegey

Publié le août 9th, 2012 | par Adrien Mideau

L’escargot de la décroissance a fini par poser durablement sa coquille dans le jardin politique et économique français. Mais les incompréhensions sont encore nombreuses face à un concept, volontairement provocateur, mais avant tout critique de nos modes de vie. Rencontre avec Vincent Liegey, membre du Parti Pour La Décroissance.

 

La décroissance : késaco ?

 

Pour commencer, le terme de Décroissance évoque le nom d’une nouvelle pensée multidimensionnelle, aux sources et approches diverses : elle s’appuie sur les limites physiques de la croissance avec, par exemple, la raréfaction des ressources naturelles, ainsi que sur les limites culturelles de celle-ci. Je fais ici allusion à une critique de la société de consommation, du productivisme, du capitalisme, de la centralité de la valeur travail, de la société du spectacle, etc… Je m’appuie également sur les travaux d’Ivan Illich sur la convivialité.

Ce terme s’est progressivement imposé comme un slogan provocateur qui a pour but d’ouvrir un débat de société sur le fait qu’une croissance infinie dans un monde fini n’est ni possible, ni souhaitable.

Enfin, pour sortir ces réflexions de la confidentialité, la Décroissance s’est structurée comme le nom d’un nouveau mouvement politique, d’abord né en France il y a une dizaine d’années et qui, depuis, s’internationalise. Ce mouvement s’appuie à la fois sur le collectif avec des alternatives concrètes comme les AMAP, les jardins communautaires, les ateliers vélo, les écovillages, les monnaies locales mais aussi sur un projet de réflexion représenté notamment par le réseau international de recherche sur la Décroissance Research and Degrowth. La Décroissance se décline via l’organisation de rencontres-débats, de manifestations, d’actions de désobéissance civile ou de participation à des élections de manière non-électoraliste. L’individu y joue un rôle central avec la simplicité volontaire et la notion de décolonisation de l’imaginaire.

Finalement, il y a autant de chemin vers la Décroissance que d’objectrices et d’objecteurs de croissance. Nous essayons de cultiver la diversité des approches tout en construisant un réseau horizontal de collectifs et de personnes s’appuyant sur un ou plusieurs des niveaux de la Décroissance.

 

La décroissance est-elle réac’ ?

 

Certes, le terme de Décroissance est provocateur, c’est une des forces principales de ce mot. Toutefois, trop souvent caricaturés, nous sommes victimes d’idées reçues qui ferait de la Décroissance un retour à la bougie et, de façon plus globale, un insupportable retour en arrière sacrifiant le progrès social et l’avancée technologique. De là, nous serions réactionnaires.

Or, notre mouvement s’appuie à la fois sur une critique radicale de la société de croissance, radicale dans le sens de la compréhension des crises auxquelles nous faisons face en les reprenant à la racine. A partir de l’analyse de cette crise anthropologique, nous essayons de construire une transition sereine et démocratique vers de nouveaux modèles de sociétés, à la fois soutenables mais surtout souhaitables. Dans cette optique d’ouverture de nouveaux espaces de vie, de pensée et de réappropriation du sens que nous souhaitons donner à notre vie, nous nous opposons aux « réac’ » qui prônent plus l’immobilisme que le questionnement. La Décroissance n’est donc en aucun cas un retour en arrière vers un passé mythifié. Cela serait totalement absurde. Il s’agit de construire de nouvelles pratiques en s’opposant à l’individualisme forcené et destructeur de nos sociétés occidentales.

Nous essayons de décoloniser nos imaginaires conditionnés par les religions de l’économie, de l’argent et surtout cette croyance que plus signifie toujours mieux.

“La première des décroissances doit être celle des inégalités”

 

Qui appartient au mouvement de la décroissance ?

Est-ce une nébuleuse « bobo »?

 

La sociologie des décroissant-e-s est assez proche de la sociologie de la plupart des mouvements politiques radicaux ancrés à la gauche de la gauche. De nombreux jeunes ne se retrouvent plus dans ce modèle de société, s’ennuient au travail et souhaitent donc se réapproprier leurs vies en rejoignant des mouvements proches de la Décroissance. Nous avons également des militants écologistes ou d’extrême-gauche souhaitant donner une dimension plus radicale à leurs revendications.

Force est de reconnaître qu’une bonne partie des décroissant-e-s actifs dans le mouvement sont des héritiers de ceux que l’on appelait les bobos… avec une différence majeure qui est de conformer son mode de vie à ses idées !

Toutefois, avec la crise, le mouvement évolue et nous assistons à une convergence entre la Décroissance choisie (ces personnes plutôt protégées qui font le choix de construire un mode vie différent) et la récession subie (les victimes des plans d’austérité qui sont condamnées à se réapproprier les moyens de production pour survivre). C’est ce que l’on peut voir, par exemple, dans une ville comme Detroit ou encore en Grèce.

 

Est-ce que la décroissance est fondamentalement de gauche ?

Où est-elle au-delà de la distinction

gauche/droite ?

 

La Décroissance s’appuie sur des valeurs de gauche avec, en premier lieu, la justice sociale et environnementale mais aussi la solidarité comme le rappelle notre slogan : la première des décroissances doit être celle des inégalités ! Par contre, elle est en rupture avec une certaine gauche universaliste, en particulier française, et est donc très critique vis-à-vis de l’impérialisme culturel qu’elle représente.

Ouvrir un débat sur la distinction gauche/droite peut s’avérer passionnant d’un point de vue intellectuel mais dangereux politiquement. Cette crise laisse de côté toujours plus de personnes et la tentation aux replis identitaires et à la haine de l’autre doivent être évitées. Or elles sont exacerbées par des droites toujours plus populistes comme on a pu le voir en France ces dernières années. Il est important de rappeler ce que sont les valeurs de gauche, tout en restant critique avec les errements d’une certaine gauche donneuse de leçons et enfermée dans une certaine pensée unique !

 

Lequel de ces trois mots définit-il le mieux la décroissance : démondialisation, protectionnisme ou relocalisation ouverte?

Quel est le rôle de la nation et de la frontière ?

 

Nous ne pouvons pas mettre au même niveau une démondialisation et un protectionnisme. Les deux pourraient plaire à des droites extrêmes. Une relocalisation ouverte est plus appropriée car elle s’inscrit dans une approche à la fois de respect de la diversité culturelle mais aussi d’ouverture vers l’autre.

En effet, pourquoi se protéger et contre qui ? Cette question est fondamentale. Une relocalisation ouverte est souhaitable pour des raisons écologiques et énergétiques évidentes (produire localement ce qui peut l’être, qui plus est, de manière écologique) et d’autant plus pour des raisons sociales humaines, culturelles et démocratiques : une démocratie plus juste et plus participative acquiert davantage de sens au niveau local.

“Un rééquilibrage de l’occupation de l’espace entre la ville et la campagne”

 

Qu’est-ce que la simplicité volontaire?

 

La simplicité volontaire est une démarche individuelle qui consiste à questionner son mode vie afin de réduire son impact environnemental et de le rendre plus soutenable mais aussi plus agréable.

La consommation ou la compétition ne sont plus les maîtres mots de nos existences mais sont remplacés par d’autres valeurs comme la sobriété, la convivialité ou le « buen vivir ».

Concrètement, il peut s’agir de revoir son mode de déplacement en privilégiant les transports doux ou les transports en commun, de se questionner sur nos choix de vie élémentaires comme la consommation ou l’alimentation afin de faire évoluer nos habitudes, de réduire son temps de travail afin de se réapproprier du temps libre. Ce dernier est une denrée précieuse nécessaire pour changer d’échelle de réflexion. Nous devons cesser d’être dans l’instantanéité pour ralentir, être plus attentif à l’autre, réfléchir… sur le sens que l’on donne à la vie ou pour se libérer des pulsions consommatrices construites par la publicité et qui nous laissent croire que le bonheur passe par du toujours plus.

 

Est-ce que la décroissance ne se joue pas avant tout en milieu rural ?

 

La Décroissance se joue partout, à la campagne, en ville, mais aussi à l’école, au travail ou dans les institutions, etc… Il s’agit d’un projet de transition qui questionne la sortie des cycles infernaux de la croissance qui nous amènent toujours plus vite dans le mur. Dans notre projet, il y a un rééquilibrage de l’occupation de l’espace entre la ville et la campagne, cela signifie à la fois un exode urbain choisi mais aussi un retour de la terre en ville. Nos grandes mégalopoles sont dans une impasse énergétique effrayante. Sans pétrole, elles se retrouvent en quelques jours sans aucune capacité à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Il faut donc sortir de cette dépendance et tendre vers la mise en place de communautés solidaires, les plus autonomes possibles, dans les villes comme dans les campagnes, tout en conservant des liens.

 

Qu’est-ce que la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie ?

Comment la financer ?

 

La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA) est un outil économique et social, fruit de plusieurs années de discussions. Il s’agit d’une convergence autour de plusieurs thèmes que sont le revenu inconditionnel, la notion de (quasi-)gratuité du bon-usage, le renchérissement du mésusage, le développement de systèmes économiques locaux alternatifs tels que les monnaies locales ou les systèmes d’échange, la sortie de la religion de l’économie, la réappropriation démocratique du système financier et bancaire, la création monétaire et la mise en place d’une relocalisation ouverte.

La DIA est nécessairement couplée à un revenu maximum acceptable. Cette dotation consiste ainsi à donner, à toutes et tous, de la naissance à la mort, sans condition, ce que l’on considère démocratiquement comme permettant d’avoir une vie sobre et digne. Nous y avons inclus l’accès à un logement, à un local d’activité ou une parcelle de terre. Elle comprend également l’accès à une certaine quantité d’eau, à de la nourriture produite localement (via une monnaie locale), à de l’énergie mais aussi à des services publics tels que la santé, l’éducation, les transport ou encore la culture et le droit à une information libre, diverse et variée.

Enfin, la DIA participe à une resocialisation de la politique et à une repolitisation de la société puisque son contenu est nécessairement débattu, tout comme la répartition des tâches difficiles liées à sa mise en place. Elle s’appuie sur ces trois questions : Que produire? Comment ? Pour quel usage ?

Son contenu n’est pas en euros mais en droit d’accès: son financement est donc conditionné à ce qu’il soit décidé démocratiquement. La question du financement est un piège car l’enjeu est de savoir si nous souhaitons mettre en place des mesures pour enfin sortir du capitalisme et de sa logique croissanciste. Si la réponse est oui, alors, nous devons nous organiser pour le faire comme d’autres personnes s’étaient organisées après la deuxième guerre mondiale pour imposer des mesures sociales d’importance comme la Sécurité Sociale.

“Ne pas confondre notre Décroissance choisie et leur récession subie”

 

Qui sont les ennemis politiques

de la décroissance ?

 

Le mot « ennemis » ne me semble pas approprié tant nous sommes dans une démarche non violente et de dialogue. Nous faisons avant tout face à une croyance implicite mais aussi à une dépendance systémique à la croissance. Nous devons déconstruire la religion de la croissance, de l’économie et être en mesure à la fois de proposer un projet, un chemin et une méthode. La Décroissance propose une transition vers de nouveaux paradigmes. Ce genre de transformations sociétales se fait dans le temps. Cette transition est à la fois psychologique, culturelle, sociale, économique, institutionnelle et politique. Nous faisons face des échéances très courtes en cette période de convergences de crises qui sont à la fois énergétiques et économiques; les deux étant liées. L’enjeu est d’être présent sur tous les terrains politiques que propose notre société afin d’y colporter la Décroissance et d’y semer ainsi des graines de réflexions, des critiques, mais aussi des projets et des propositions, des expérimentations alternatives en espérant que, lorsque les conditions seront présentes, ces graines écloront. On assiste déjà à cette convergence entre la Décroissance choisie et la récession subie. Espérons que nous passions à la Décroissance en minimisant les méfaits, les maux de ces plans d’austérité morbides que nous rejetons !

Décroissance ou barbarie, nos « ennemis » sont les guerres, toute forme de replis identitaires, les discours racistes et xénophobes, les plans d’austérité en réponse aux crises imposées par les oligarchies qui entretiennent cette ambiance. Nous luttons aussi contre les éco-fascismes qui risquent d’apparaître dans les années à venir. Une chose est certaine, la Décroissance sera démocratique ou ne sera pas.

 

Vous représentez le Parti Pour la Décroissance.

Mais il y a également le Parti des Objecteurs de Croissance, le Mouvement des Objecteurs de Croissance, sans parler du Journal de la Décroissance, le Sarkophage, etc… c’est un peu le bordel chez vous les « escargots » !

Où se situe le Parti de la Décroissance

dans tout ça ?

 

La diversité est cohérente : nous appuyons sur une très large diversité de sources et d’approches dans notre projet mais aussi dans l’organisation de notre mouvement. Depuis les débuts de celui-ci, la question se pose de comment colporter la Décroissance de manière cohérente. Après plusieurs expériences, nous sommes arrivés à questionner notre rapport au pouvoir pour construire un mouvement qui serait horizontal, démocratique, respectueux de la diversité, capable de donner de l’autonomie aux groupes locaux. A travers cette diversité, ces discussions, ces différentes structures, on construit, on expérimente, pas à pas ce que pourraient être demain des sociétés de Décroissance. Serge Latouche cite souvent la phrase célèbre d’Einstein « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. » Essayons d’ouvrir de nouveaux espaces du vivre ensemble dans notre fonctionnement.

De son côté, le Parti Pour La Décroissance est un collectif qui se donne pour objectif à la fois de donner de la visibilité au mouvement et aux idées de la Décroissance, de faire un travail de réflexion et de débat, de proposer des textes, des communiqués et des idées et d’aider à la création et la mise en réseau de collectifs locaux autonomes. Nous travaillons régulièrement avec le MOC et le POC, notamment dans le cadre d’élections, et nous contribuons aux journaux tels que le Sarkophage, le journal La Décroissance avec lequel nous avons un désaccord de méthode mais aussi d’autres comme Silence ou Entropia. Là aussi, il est important de décoloniser notre imaginaire centralisateur.

 

Y a-t-il des objecteurs de croissance au sein d’Europe Ecologie Les Verts ?

Est-ce que vos idées sont accueillies favorablement par d’autres formations politiques comme le Parti de Gauche, le Parti Socialiste et – pourquoi pas – l’UMP et le Front National?

 

Nous retrouvons des Objectrices et des Objecteurs de Croissance (OC) dans l’ensemble des partis et mouvements politiques de gauche (EELV, PG, PS, les alternatifs, ATTAC, Utopia, etc.). A différentes échelles, ils participent à ouvrir des débats dans leurs structures. Ainsi la Décroissance est entrée à l’Assemblée Nationale avec Yves Cochet en octobre 2008. Le Parti de Gauche a reçu un soutien conditionné de la part d’objecteurs de croissance lors des dernières élections, en particulier grâce à leur travail sur la planification écologique. L’ouverture d’esprit de Mélenchon, notamment lors d’une interview donné à Hervé Kempf, a joué un certain rôle dans ce soutien conditionné. Des Objecteurs de Croissance se sont alliés au NPA dans certaines circonscriptions lors des législatives. Des membres de la commission écologique du PS ont travaillé sur la Décroissance et ont publié un livre dans le cadre de la fondation Jean Jaurès. Enfin, d’autres Objecteurs de Croissance poursuivent leurs chemins loin de ces structures. Les idées de la Décroissance avancent et nous continuons dans notre stratégie de convergences des gauches anticapitalistes vers l’antiproductivisme.

“Travailler moins pour vivre mieux”

 

Finalement, que l’on soit attaché à la croissance ou non, les sociétés en Europe tendent vers la récession, une sorte de décroissance.

Est-ce que votre mouvement souhaite cette tendance actuelle ?

 

Ne pas confondre notre Décroissance choisie et leur récession subie. Les plans d’austérité mis en place et imposés aux peuples ont des conséquences sociales et humaines inacceptables ! Ils sont menés de manière aveugle par une élite technocratique enfermée dans la religion de l’économie, travaillant au service de l’oligarchie financière. En essayant de sauver un système économique absurde, mort-né car dépendant de toujours plus de croissance, on détruit l’éducation, la santé, l’environnement, la culture, on détruit des familles et on pousse des citoyens au suicide. La voie prise nous amène vers des heures très sombres, d’autant plus que nos états se sont équipés d’un système policier répressif.

Nous ne soutenons en aucun cas ces plans d’austérité, pas plus qu’une quête illusoire et désespérée d’un retour à une croissance forte et durable. Il est temps de sortir de la religion de l’économie et de se réapproprier démocratiquement le système financier et la création monétaire. Utilisons ce dernier outil et d’autres pour protéger et nous rendre sereins et autonomes à travers la mise en place d’un Revenu Inconditionnel. Il se déclinerait sous forme de Dotation Individuel d’Autonomie, couplé à un Revenu Maximum Acceptable, dans le but d’initier une transition démocratique et sereine vers une Décroissance sereine, soutenable et conviviale.

La Décroissance, ce n’est surtout pas la croissance au négatif. C’est un pas de côté, une sortie de ces logiques capitalistes, productivistes et consuméristes, qui détruisent socialement, culturellement, humainement et politiquement.

 

Le Bhoutan a mis en place un indice de Bonheur Intérieur Brut.

Ce petit pays d’Asie du Sud-Est n’est-il pas le premier au monde à être officiellement décroissant?

 

Le Bhoutan a contribué à ouvrir un débat international sur les indicateurs alternatifs de bien-être avec la mise en place de son indice BIB . Il a depuis été suivi par d’autres pays, comme la France et son rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi, certaines personnes aux Nations Unies ou encore l’Équateur qui a introduit dans sa constitution la notion de « Buen Vivir ».

Mais changer de constitution ou encore changer d’indicateur ne suffit pas car cela risque d’enfermer la Décroissance dans une démarche réductionniste, scientiste qui nous ferait entrer dans une nouvelle religion. C’est pourquoi, même si nous suivons ces démarches et travaux, nous restons critiques et nous rappelons qu’il est important d’avancer en mettant en avant, à la fois la diversité des sources et des approches, et la radicalité de notre démarche. La cohérence de la Décroissance vient de sa diversité et de sa radicalité. Les laisser de côté risquerait de nous amener dans des impasses dogmatiques dont le passé nous enseigne la monstruosité !

 

Si nos lecteurs veulent mettre en place les principes de la décroissance dès aujourd’hui, quelle serait leur journée type?

 

La journée type ? Travailler moins pour vivre mieux. Se réapproprier les outils pour être plus autonome. Partager les tâches difficiles pour mieux vivre ensemble. La journée type serait un mélange de partage de tâches collectives (jardinage, bricolage, cuisine, éco-construction, etc.), de moment de convivialité (un bon repas, la fête, le jeu), de culture (lecture, musique, poésie, création artistique, etc.), d’échanges politiques et intellectuels (participer à la vie de la Cité avec des réunions s’appuyant sur l’écoute, la communication non-violente, etc.). Ce serait aussi le voyage et la rencontre avec des transport doux comme le vélo, l’oisiveté et la contemplation, la liberté.

La Décroissance, c’est avancer sur cette idée que l’utopie d’aujourd’hui sera la réalité de demain. Nous avons besoin d’utopies vers lesquelles tendre, en gardant l’humilité d’admettre que nous ne les atteindrons pas. Construisons la société que l’on souhaite avec ce que nous sommes et là où nous vivons.

 

Le Parti Pour la Décroissance, c’est ICI.

 

Nicholas Georgescu-Roegen,

l’un des « papas » de la décroissance, c’est LA.

 

Le Mouvement des Objecteurs de Croissance, c’est ICI.

 

Le collectif Recherche et Décroissance, c’est LA.

 

SOURCE : RAGEMAG.FR

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