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L'Uniterrsaliste Andromede60

La norme ISO 26000 au coeur de l'économie coopérative

16 Mai 2012 , Rédigé par Andromede Publié dans #Economie Actuelle

ISO-26000.jpgLa RSE est porteuse d’espoir pour notre avenir, celui de nos enfants, mais aussi pour sortir de la crise. Avec ce nouveau livre, Monique Gouiran, spécialiste reconnue du domaine, approche le sujet par le biais de l’économie coopérative. Véritable guide, ce titre vous indique comment prendre en main RSE et développement durable. La première partie présente et analyse les 7 indicateurs clés de l’ISO 26000. Ils nous apprennent à prendre des décisions durables ! La deuxième partie vous aide à développer les aptitudes adaptées en matière de communication, d’organisation et de décision. Elle propose une méthodologie unique pour éclairer vos prises de décision, ainsi qu’un outil pratique " les grilles CODI (aptitudes à la communication-organisation-décision-innovation) ". Enfin, découvrez la mise en application de ces nouveaux concepts. Véritable relais de l’ISO 26000, ce livre vous fournit les outils qui vous permettront de mettre en oeuvre une démarche RSE et DD efficace !

EXTRAIT

Depuis 150 ans, le mode d’organisation et la culture coopérative s’inscrivent dans ce que nous appelons aujourd’hui le développement durable et la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Leur statut de SCOP engage l’ensemble de leurs parties prenantes dans une démarche dynamique où le partage de valeurs communes de coopération se trouve au centre de l’action durable.

 

Peut t’on imaginer une entreprise en marche vers les enjeux de RSE et de DD si la gouvernance n’est pas participative ? La démarche RSE DD induit de la part de toutes les parties prenantes une vision partagée et un travail en équipe. Le dernier ouvrage de Monique Gouiran place les parties prenantes des organisations au centre de la démarche RSE DD en prenant l’exemple du fonctionnement des SCOP, entreprises à part entière et non entièrement à part, actrices du développement local dont la force réside dans l’implication directe de ses acteurs au capital social de l’entreprise. Changement du rapport au travail, engagement volontaire dans la prise de risque liée au développement, capacité d’innovation pour répondre aux enjeux de notre XXIème siècle en totale mutation économique, sociale et environnementale, pourraient devenir les clés d’une dynamique groupale édifiée sur le "construire durablement ensemble".

 

La démarche RSE DD ne peut s’envisager sans la prise en compte du concept systémique. Cet ouvrage de Monique Gouiran, nous propose un retour d’expérience, en SCOP, construit sur le modèle systémique et ses quatre composantes : les schémas mentaux - la vision partagée - le travail en équipe et la maîtrise personnelle. Un travail individuel édifié sur les composantes du rapport à soi-même (la congruence) tenant compte du besoin d’agir, de la vision de la compétence, de l’estime de soi et de la conscience critique, permet de repérer les freins et potentialités individuelles afin de les transcender, d’accompagner chaque individu vers la création d’une vision partagée et de favoriser le travail en équipe. Car si chacun prend conscience de son rôle et de son utilité dans un environnement, si chacun est capable de remettre en question ses pratiques en comprenant ses freins, alors il devient possible de construire un groupe engagé vers un enjeux collectif de développement durable.

 

La réflexion de Monique Gouiran se place au centre des ressources humaines, seule puissance pouvant contribuer par ses comportements à faire évoluer les pratiques. L’approche développée dans l’ouvrage s’articule autour des enjeux communicationnels, organisationnels et décisionnels intimement reliés aux sept indicateurs de la RSE, boîte à outils du développement durable. L’auteur nous propose de nouveaux outils, les grilles CODI en complément des fiches de postes et de fonction permettant à chaque acteur de l’entreprise de se positionner sur ses aptitudes à communiquer, organiser, décider, innover durablement. Elle nous propose également les réseaux MAP, outil de pilotage de la RSE et du mode participatif dans lesquels les critères de motivation et d’insatisfaction, les attitudes managériales sont analysés de manière à nous indiquer le "seuil critique" d’engagement vers une démarche participative, telle que nous l’attendons en matière de RSE DD.

 

A l’heure où ils nous est demandé de changer nos comportements, la démarche deviendra performante dès lors où nous oserons aborder le thème du changement de nos mentalités car les comportements ne sont que le résultat, la conséquence de nos valeurs profondes, de nos représentations, de notre rapport au pouvoir. Nous ne pourrons imaginer répondre aux enjeux de "bonne gouvernance" tant que ces thèmes ne seront pas sérieusement abordés et tant que les dirigeants des organisations de tous les secteurs public et privé ne se seront pas posés la question de la qualité de leur "besoin d’agir" et des méthodes qu’ils comptent employer pour atteindre les objectifs. L’économie coopérative défend les "règles de la maison" dans la pure traduction du mot "économie". Elle nous montre l’exemple, à nous d’en comprendre le sens...

Monique Gouiran

SOURCE : CDDURABLE.INFO

EXTRAIT 

La réussite de ce modèle économique repose sur 3 piliers que sont l’embarcation, la destination et le capitaine. 

L’embarcation : L’outil de travail ne nous appartient pas, nous n’en sommes que les usufruitiers. Le patrimoine appartient à la personne morale, constitué par les générations précédentes, nous avons le devoir et l’obligation de le transmettre aux générations suivantes dans l’état de conservation et de flottabilité qu’exigent les besoins de notre époque et de notre marché.

La destination : C’est notre devoir de passagers de définir le cap. C’est un délicieux mélange de rêves et de contraintes qu’il nous faut ensemble choisir. C’est le consensus issu du dialogue. C’est l’affectio societatis, l’envie d’entreprendre ensemble qui prévaut sans quoi rien ne peut se décliner. Mais surtout ne jamais oublier que nous sommes positionné sur un secteur marchand et que l’écoute client est notre principale et primordiale préoccupation.

Le capitaine : C’est celui qui a en charge d’atteindre l’objectif fixé collégialement en assurant l’intégrité de tous sans exception. Ce doit être un leader car ce n’est pas un patron au sens traditionnel du terme. Sa légitimité est élective (chaque associé n’a qu’une voix) et tout en étant détenteur de parts au capital il ne peut être majoritaire. Ce doit être à la fois un fédérateur, un coach, un animateur. Ce doit être lui-même un modèle incontesté et la communication transversale et verticale est son outil principal. Il doit faire respecter l’ordre et l’équité afin de générer l’harmonie du groupe.

Le respect de ces 3 piliers nous intègre traditionnellement partie prenante dans la chaine économique et sociétale.

 

Etre dénommé partie prenante veut dire prendre notre juste part (part contributive et rémunératrice) dans une chaine qui devrait être celle de la solidarité économique équitable. La croissance globale du PIB ne se traduit pas de la même manière sur chacun des maillons à l’intérieur du pays. Les enjeux fondamentaux du système coopératif est celui du durable car du raisonnable. A notre modeste échelle nous nous efforçons de rester dans le concret, dans l’acceptation du quotidien et n’avons pas l’ambition d’être coté en bourse. Nous essayons modestement d’apporter une réponse aux besoins de nos salariés et salariés-associés pour vivre heureux sur notre territoire et en harmonie avec notre environnement. Faire admettre à chacun que notre niveau de liberté est proportionnel à notre niveau d’engagement dans les droits et les devoirs vis-à-vis de notre entreprise nourricière. Le combat social de la rue est perdu d’avance, celui de la prise en mains de notre destinée est à notre portée mais nécessite courage et abnégation, valeurs qu’il faut réhabiliter.

 

C’est en cela que les préceptes de la RSE sont porteurs d’espoir par la mise en pratique de règles de vie associé au partage des risques et des profits. C’est ce projet que nous portons et Monique GOUIRAN est une cheville ouvrière engagée dans ce débat et dans ce combat. En mon nom et au nom de tous les acteurs de notre SCOP qu’elle en soit dignement remerciée pour cet ouvrage qui contribue à enrichir nos convictions et nos ambitions.

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