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L'Uniterrsaliste Andromede60

Le capitalisme reflète la nature de l'homme

25 Avril 2012 , Rédigé par Andromede Publié dans #Economie Actuelle

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Au-delà de tout clivage politique, au-delà de toutes pensées formatées par les traditions ou les systèmes présents et passés, je souhaiterais m’exprimer sur des évidences que peu de personnes veulent voir ou comprendre (se cacher la vérité pour ne pas souffrir est l’un des principaux maux de l’humanité).

 

Tant décrié actuellement, tant conspué, tant hué, le système capitaliste n’est malheureusement que le reflet de notre avidité de richesses (qu’elle soit petite ou grande, nous en voulons tous).

 

Quitte à déplaire à certaines ou certains, voire à beaucoup, il serait temps d’appeler un chat un chat, de reconnaître qu’au fond de soi (même au bord !) nous désirons tous accéder à des richesses pour combler notre insatiable envie de possessions, de reconnaissances, de dominations.

 

Aujourd’hui le système capitaliste représente cette icône sacrée que l’on peut toucher de ses doigts si l’on est plus malin, plus motivé, plus carnassier que son collègue, voisin, ami ou frère d’église.

 

Aujourd’hui la transcendance est devenue physique, elle est accessible au commun des mortels, l’impossible est palpable, on peut l’effleurer, voire se l’approprier. Cet objectif nous éblouie, exerce une véritable fascination car du statut de simple mortel nous pouvons devenir l’égal d’un dieu aux pieds d’argent ! Et pour atteindre la terre promise nous sommes prêts à tous les subterfuges, nous devenons de véritables compétiteurs, d’authentiques gladiateurs prêts à pourfendre le lion aux longues dents rayant la poussière de la l’arène capitaliste.


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Désirs, envies, compétition, réalisation de l’égo sont là les mamelles du système capitaliste ou devrais-je dire, de ce mécanisme bodybuildé où les plus dopés à l’amphétamine « enfoirée » écrase les plus sympathiques, les plus gentils, les plus cools de notre espèce grégaire.

 

Ainsi ce modèle exacerbe les mauvais côtés d’une société comparable à une meute de loups où un dominant fait loi sur les nombreuses ouailles dominées.

 

Ainsi nous voilà confronter à un immense retour en arrière, au même genre d’organisation qu’un troupeau d’animaux !

 

Et oui, il suffit que notre bien aimé collègue marche sur notre territoire, sur nos plates-bandes, qu’il ait une promotion pour voir ressurgir en nous de nombreux sentiments ancestraux comme la jalousie, la colère, la vengeance et même la haine (La position sociale monte autant que la position morale descend !). Ainsi pour le collègue n’ayant pas grimpé dans l’ascenseur social se dégage tout un panel de sentiments négatifs qui eux-mêmes s’accompagnent d’une nouvelle position, celle de dominé ! A un tel évènement les réactions positives sont rares et la précarisation mentale commence quand l’équilibre est rompu.


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Donc ambition, envie, désir, domination sont là les briques du mur capitaliste mais elles sont aussi les nôtres. Alors, si nous voulons construire un système plus juste, plus solidaire il serait grand temps d’abattre notre propre mur de briques.

 

Andromède 60.     

 

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geof 25/04/2012 21:28

Je ne crois pas, c'est juste le reflet d'une partie de la nature humaine.
Le capitalisme est devenu tellement hégémonique qu'on peut en arriver à faire ce raccourci.

Andromede 25/04/2012 22:26



Exactement mais il ne reflète qu'une partie de l'âme humaine (heureusement) mais il exacerbe son côté le plus sombre, malheureusement. Merci pour votre intervention.