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L'Uniterrsaliste Andromede60

Peut-on breveter la Vie ? Mosanto nous répond

19 Octobre 2012 , Rédigé par Andromede Publié dans #Les maux de l'Argent

 

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Une écologiste indienne lance une campagne contre le brevetage des graines...

 

Vandana Shiva sème les graines de la révolte. En Inde, son pays d’origine, elle a créé en 1991 un mouvement baptisé Navadanya, dont la priorité est de sauvegarder la diversité génétique des semences et de lutter contre les brevets déposés par les firmes comme Monsanto sur les graines. Vandana Shiva est actuellement en Europe pour y présenter sa nouvelle campagne «Pour la liberté des semences». 20 Minutes fait le point sur l’épineuse question de la brevetabilité du vivant.

 

Breveter le vivant, qu’est-ce que ça veut dire?

Depuis l’amélioration des techniques de séquençage du génome, l’homme connaît et manipule les plus petites cellules vivantes. Les industriels ont vite compris l’intérêt qu’ils pouvaient y trouver: les semenciers ont par exemple développé des organismes génétiquement modifiés (OGM), comme des plantes contenant leur propre insecticide, ou encore les laboratoires pharmaceutiques ont pu isoler des principes actifs dans les plantes permettant de faire des médicaments. Mais ils n’ont pas oublié de mettre leur logo sur leurs découvertes: «La conséquence du brevetage du vivant est que le produit breveté appartient au détenteur du brevet et que toute personne tierce désirant utiliser ce produit doit rémunérer financièrement le propriétaire», explique le site Inf’OGM.

 

Pourquoi certains s’y opposent?

Pour Vandana Shiva, chantre mondial de l’opposition aux brevets sur le vivant, il s’agit d’une forme moderne d’esclavage: «Certaines entreprises pensent qu’on peut posséder la vie sur terre à travers des brevets et des droits de propriété intellectuelle. Mais les brevets sont applicables aux inventions, or la vie n’est pas une invention», expliquait-t-elle au Guardian. La militante accuse le monopole sur les graines détenu par quelques entreprises de piéger les agriculteurs, notamment indiens, dans une spirale de l’endettement: obligés de repayer chaque année leurs semences, ils se ruinent et cela en conduirait même certains au suicide, accuse Vandana Shiva.

 

Que répondent les firmes accusées?

Sur son site Web, le groupe Monsanto reconnaît breveter «un grand nombre des variétés de semences développées par l’entreprise», affirmant que cela est «absolument nécessaire»: «Les brevets sont l’assurance que nous serons payés pour nos produits et pour tous les investissements que nous réalisons pour les mettre au point». «Lorsqu’un agriculteur achète une variété de semence brevetée, il signe une convention stipulant qu’il s’engage à ne semer que la variété qu’il nous achète et qu’il ne conservera ni ne ressèmera aucune des graines issues des récoltes de l’année précédente, poursuit le groupe Monsanto. Ils admettent parfaitement la règle toute simple qui sous-tend ces conventions: une entreprise doit être payée pour les produits qu’elle met au point et commercialise».

 

Peut-on faire autrement? 

C’est précisément ce que Vandana Shiva essaye de trouver. Son mouvement collecte depuis 1991 des graines afin de conserver la diversité biologique des légumes et plantes d’Inde, et de les fournir gratuitement aux paysans qui en ont besoin. Plusieurs associations dans le monde essayent de créer des conservatoires de graines, comme Kokopelli en France, et espèrent faire pression sur les politiques pour interdire le brevetage du vivant.

Source : Audrey Chauvet pour 20 minutes.fr

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